LE JEUNE MAHORAIS
Il est cinq heures
Le chant du coq raisonne
Bien enveloppé dans mon drap
Je dors profondément
Soudain, maman me réveille
je dois me lever
Comme tous les matins je dois partir
Seul dans le noir par le petit sentier rejoindre l' école
J e n' ai rien dans le ventre
A part la peur qui m' habite
Dans la rosée matinale, mon sac au dos
Habillé d' haillon je cours avec la peur dans le ventre
Et comme pour m' accompagner
le soleil se lève et éclaire mon chemin